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 messe du 13/01

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Karalium
Martius
Martius
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Date d'inscription : 23/07/2006

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Nom: Martius
Année de Naissance: 1437
Ville: Forcalquier

MessageSujet: messe du 13/01   Dim 13 Jan - 13:58

Kara arriva à l'église, portant déjà sa robe de diaconesse...

Elle commença par faire sonner les cloches pendant plusieurs minutes...




Elle sourit à ceux qui étaient déjà présents, puis alla prendre place, ses feuilles coincées dans son livre des vertus...



Elle attendit quelques minutes que d'autres arrivent, puis entama :

Mes frères et sœurs,

Je vous souhaite la bienvenue en ce 13 janvier de l’an de grâce 1456 en notre belle Eglise de Forcalquier…

J'ai remarqué avec une profonde tristesse qu'aucun d'entre vous n'était venu au confessionnal ces derniers temps...

Je sais oh combien le coeur des Hommes est vaillant, mais oh combien l'erreur est humaine...

Peut être pensez vous qu'un petit péché par ci par là n'est pas bien méchant... mais… songez un instant à vos âmes ! Songez à l'accumulation de tous ces péchés qui noircissent vostre conscience, et qui freinent vostre élévation spirituelle...

Le fidèle qui a reconnu et confessé ses fautes, qui a réparé les torts causés, qui reconnaît qu’elles sont sources de mal et les abjure de toute son âme, celui là pourra recevoir l’absolution d’un confesseur et le Très Haut ne lui reprochera pas les actes absous justement !

Mais… lorsque la conscience se fait timide… lorsque la frontière entre le bien et le mal s'amincit... comment savoir ?


Un disciple vint demander à son maître Aristote quelques éclaircissements...

Elle baissa la tête vers son livre, et eut un léger vertige... s'accrochant à la table, elle lu :

Citation :
Le disciple : "Il est important pour un homme, je le crois, de savoir identifier le bien du mal, afin de se conformer aux règles qui conduisent au premier, et qui permettent d’éviter le second."

Aristote : "Certes."

Le disciple : "Ce qui m’amène à cette question simple, maître, qu’est-ce que le bien ?"

Aristote : "C’est un problème tout à la fois vaste et d’une simplicité limpide comme le cristal. Le bien, dans son principe, c’est la perfection de la nature de l’objet, de sa substance."

Le disciple : "Mais pourquoi donc, cher maître ?"

Aristote : "Parce que le bien ultime réside dans le divin, sans nul doute. Et pour identifier le bien, il suffit donc de s’attacher à l’analyse de l’essence du divin. La substance du tout puissant étant intelligibilité pure et parfaite, le bien ne peut être que perfection de la substance, et donc de la nature d’une chose. Comprends-tu ?"

Le disciple : "Oui, cher maître, je comprends."

Aristote : "Je t’ai enseigné, cher disciple, que la nature d’une chose réside dans sa destination, puisque le mouvement révèle la substance de l’objet. Tu sais donc quelle est la nature de l’homme n’est-ce pas ?"

Le disciple : "Certes, maître, la nature de l’homme est de vivre en collectivité, et cette collectivité prend le nom de cité."

Aristote : "Tout à fait. Le bien de l’homme, c’est à dire ce qui tend à réaliser la perfection de sa propre nature, est donc une vie vouée à assurer les conditions de l’harmonie au sein de la cité. Or, le bien de la cité, est tout ce qui participe à son équilibre, puisque la nature de la collectivité est de se perpétuer. Ainsi donc, tu peux le constater, le bien de l’homme conduit au bien de la cité."

Le disciple : "C’est remarquable !"

Aristote : "En effet, ça l’est. Vois-tu, l’homme ne fait le bien qu’en s’intégrant pleinement à la cité, en participant à la politéïa, et en faisant tout son possible pour en maintenir l’harmonie."

Le disciple : "Alors, cher maître, l’homme de bien est donc le citoyen ?"

Aristote : "Je n’ai pas dit cela, cher disciple. Un esclave peut être un homme de bien, s’il a conscience de sa propre nature d’homme, et qu’il sait se satisfaire de sa condition, car ainsi il œuvre au maintien de l’équilibre de la cité. La politéïa n’est pas que la participation aux assemblées."

L'homme doit donc s'efforcer de maintenir l'harmonie au sein de la communauté... il ne doit point nuire aux autres, mais au contraire, faire tout ce qu'il peut pour rendre la vie de chacun la plus agréable qu'il soit...

Pensant que l’extrait lu en disait beaucoup plus long que n’importe quel discours, la damoiselle se tut un instant, puis repris :

En cette église pure et Aristotélicienne, en ce lieux sacré qui nous réuni, nous allons priez pour tous ceux que nous aimons, pour la vie, l’amour, l’amitié et pour nous aidez à surmonter les obstacles de la vie.

Ensemble disons notre foi par ce credo :




Quittons-nous maintenant, après avoir partagé le pain de l’amitié et buvons le vin de la réconciliation :



La Damoiselle attendit que le pain et le vin aient circulé avant de dire :

Ô Dieu, bénissez ce pain qui est signe du corpus de Christos et ce vin signe de la réconciliation.

un temps, puis Kara prononça les derniers mots :

Allez dans l'amitié aristotélicienne !


Elle referma son livre, et se dirigea vers Lucia et Aza, assises à quelques bancs de là… en marchant, la vue de la diaconesse se troubla, et elle perdit l’équilibre…

Sa tête heurta violemment le coin d’un banc, et elle resta étendue sur le sol tandis que du sang s’échappait pour salir le sol de l’église…

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